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Contenu conçu et proposé par L'équipe du Figaro Services pour CATHERINE VILLEMUR

CATHERINE VILLEMUR : l’art de l’estimation, de l’intimité des familles aux marteaux de Drouot

Catherine Villemur adjugeant un Géricault (vendu plus de 496 000 d’euros).
Catherine Villemur adjugeant un Géricault (vendu plus de 496 000 d’euros). François André

Estimer un bijou oublié dans un tiroir, accompagner une famille lors d’une succession ou révéler une œuvre de plusieurs centaines de milliers d’euros : pour Catherine Villemur, chaque objet raconte une histoire. La commissaire-priseur, formée auprès des grandes maisons et désormais installée à Drouot, entend conjuguer exigence, pédagogie et proximité.

Il arrive qu’une simple photographie reçue par e-mail fasse naître un doute. C’est ainsi qu’une petite aquarelle, retrouvée dans une cave puis oubliée au pied d’un lit, attire l’attention de Catherine Villemur. Décadrée à l’étude avec un expert, l’œuvre révèle sa signature : Théodore Géricault. Elle sera finalement adjugée près de 500.000€ frais inclus. Une découverte spectaculaire qui illustre le quotidien d’un métier où chaque estimation réserve son lot de surprises.

Car avant la vente, il y a d’abord l’expertise. Formée par près de dix années d’études en histoire de l’art et en droit, Catherine Villemur a fait ses armes auprès des géants du secteur comme Artcurial et Christie’s. Riche de ce bagage, elle estime aujourd’hui aussi bien du mobilier, des bijoux ou des tableaux que des céramiques, des objets de mode ou du matériel professionnel. « On apprend toute sa vie », résume-t-elle. Cette curiosité permanente nourrit un œil qui s’affine au fil des ventes, des expositions et des milliers d’objets rencontrés.

Catherine Villemur montrant les détails d’un tableau vendu en juillet 2026. DR

Une expertise au service des familles comme des collectionneurs

Si son métier évoque spontanément les enchères, une grande partie de son activité se déroule pourtant bien avant le coup de marteau. Aux côtés des notaires, Catherine Villemur réalise des inventaires de succession permettant d’établir la valeur des biens tout en optimisant les droits fiscaux des héritiers. Mais au-delà de la technique, elle revendique un accompagnement profondément humain : « On entre dans l’intimité des familles. Derrière chaque objet, il y a une histoire. Il faut savoir écouter avant d’estimer. »

Cette proximité se retrouve également dans les ventes volontaires. De l’estimation à la préparation des lots, la maison accompagne les vendeurs à chaque étape de leur projet : expertise, recherches documentaires, photographies, conservation des biens sous assurance et stratégie de communication pour activer les bons réseaux de collectionneurs. « Notre rôle est de mettre les biens en valeur pour les vendre au meilleur prix », explique-t-elle.

Catherine Villemur estimant une bague Mauboussin. DR

Dépoussiérer les enchères pour ouvrir le marché à tous

À la tête de sa maison de ventes, Catherine Villemur modernise l’image des enchères grâce au numérique. Ventes aux enchères en ligne, réseaux sociaux et catalogues digitaux permettent de toucher un public international tout en désacralisant la profession. « Je pense que les enchères sont la meilleure seconde main de notre siècle », affirme-t-elle. Mobilier, mode ou décoration trouvent ainsi une seconde vie à tous les niveaux de prix, une conviction qu’elle applique au quotidien : « Je suis moi-même une acheteuse régulière aux enchères : j’y trouve notamment des cadeaux pour ma famille et mes amis, parfois pour quelques dizaines ou centaines d’euros. »

Le marteau de Catherine Villemur avec ses initiales. DR

Cette démocratisation exige aussi un vrai travail de pédagogie. Expliquer les conditions de vente, les frais ou ce que signifie être adjudicataire permet de rassurer les nouveaux venus et de lever les freins. « Les enchères sont accessibles à toutes les bourses », rappelle Catherine Villemur, souhaitant prouver que chacun peut acheter, vendre et pousser les portes de Drouot. À 35 ans, cette jeune entrepreneure s’inscrit dans une belle continuité en ayant repris l’étude de Maître Catherine Kalck, l’une des premières femmes commissaires-priseurs à Drouot. Un héritage historique qu’elle fait désormais vivre avec les outils d’aujourd’hui, alliant la modernité au savoir-faire des grandes maisons.

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Contenu conçu et proposé par L'équipe du Figaro Services. La rédaction n'a pas participé à la réalisation de cet article.

CATHERINE VILLEMUR : l’art de l’estimation, de l’intimité des familles aux marteaux de Drouot

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