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ECOBANK : la banque panafricaine qui connecte l’Europe aux opportunités du continent africain

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Jeremy Awori, Group CEO d’Ecobank.
Jeremy Awori, Group CEO d’Ecobank. Ecobank

Présente dans 34 pays africains et implantée en France depuis près de vingt ans, Ecobank accompagne les entreprises européennes dans leurs projets sur le continent. Portée par une vision panafricaine unique, la banque s’impose comme un pont stratégique entre l’Europe et l’Afrique.

Fondée en 1985 par des entrepreneurs africains, Ecobank est née d’une conviction forte : un continent de 54 pays avait besoin d’une institution financière capable de dépasser les frontières pour fluidifier les échanges. Quarante ans plus tard, cette vision fondatrice reste intacte.

Contrairement à de nombreuses banques africaines développées depuis un marché domestique, Ecobank a été pensée dès l’origine comme une plateforme panafricaine. Aujourd’hui présente dans 34 pays, elle dispose du plus vaste réseau bancaire d’Afrique subsaharienne. Pour le directeur général du groupe, Jeremy Awori, cette singularité fait toute la différence : « L’Afrique mérite une banque qui considère ses frontières comme un réseau, et non comme des barrières. »

Signature de l’accord de siège d’Ecobank à Lomé, au Togo, en 1985, année de création du groupe. Ecobank

Un pont stratégique entre l’Europe et l’Afrique

Dans un contexte où plusieurs banques étrangères réduisent leur présence sur le continent, Ecobank entend combler un vide stratégique. Sa filiale française, installée à Paris depuis près de vingt ans et agréée par l’ACPR, joue un rôle central dans cette ambition. Elle permet aux entreprises françaises et européennes de structurer leurs opérations africaines via un interlocuteur unique, capable d’opérer simultanément à Nairobi, Dakar ou dans n’importe quelle autre ville africaine où elle est présente. Cette force s’appuie sur une plateforme de paiement unique qui assure des transactions transfrontalières instantanées en devises locales et internationales.

Financement, paiements transfrontaliers, gestion du change, financement du commerce : la banque simplifie des opérations souvent perçues comme complexes. « Les clients recherchent du temps, de la certitude et de la continuité. Notre rôle de pont n’est pas une métaphore, c’est une réalité opérationnelle », souligne Jeremy Awori. C’est le cas pour le négoce agricole, où un exportateur européen peut financer ses achats en devises locales auprès de producteurs de cajou en Côte d’Ivoire et régler l’opération en euros depuis Paris via un interlocuteur unique. Cette efficacité repose aussi sur une infrastructure technologique de premier plan. En 2025, Ecobank a traité 133 milliards de dollars de transactions digitales (+30%), et renforcé ses capacités en intelligence artificielle grâce à un partenariat stratégique avec Google Cloud.

Jeremy Awori, Group CEO d’Ecobank, lors d’une réunion. Ecoban

Changer le regard sur l’Afrique

Pour sécuriser ces flux, la banque s’appuie sur des alliances majeures. Partenaire de Proparco depuis 2012, qui l’a soutenue à hauteur de 400 millions de dollars, Ecobank a franchi un nouveau cap lors du Sommet Africa Forward 2026. En parallèle de son engagement à investir 3 milliards de dollars pour financer le commerce, elle a signé un protocole d’accord (MoU) de 300 millions d’euros avec Proparco pour accélérer le financement des chaînes de valeur agricoles. Pour Ecobank, le principal frein à l’investissement européen reste sa perception du risque. Regarder l’Afrique comme un bloc homogène est une erreur d’analyse : chaque marché possède ses propres dynamiques et cadres réglementaires. Infrastructures, énergie, agribusiness, fintech, santé… Les perspectives de croissance sont portées par l’urbanisation, la digitalisation et la poussée démographique. Pendant que certains acteurs hésitent, les capitaux asiatiques, américains et du Golfe renforcent déjà leur présence.

Le Pan African Centre, siège d’Ecobank à Lomé, au Togo, équipé d’installations solaires. Ecobank

Le message de Jeremy Awori est sans ambiguïté : « Le coût de l’immobilisme augmente plus vite que celui de l’entrée sur le marché. La fenêtre d’opportunité est encore ouverte, mais elle se referme rapidement ». Pour les entreprises européennes, le moment d’investir est maintenant, aux côtés d’un partenaire capable de transformer la complexité en avantage stratégique.

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Contenu conçu et proposé par L'équipe du Figaro Services. La rédaction n'a pas participé à la réalisation de cet article.

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